Publications

Met en lumière nos publications académiques qui examinent l’intersection du climat, de la santé et de la pauvreté.

Changement climatique et schizophrénie : implications et orientations

Auteurs :

Sean A. Kidd, Daniel Rosenbaum, Martin Rotenberg, Glen P. Kenny

Année de publication :

2025

Journal :

Elsevier - Recherche sur la schizophrénie

Mots-clés :

Changement climatique, risque environnemental, chaleur, schizophrénie

Résumé

L’Organisation mondiale de la santé a identifié les changements climatiques comme la menace la plus profonde pour la santé humaine (Bureau des droits de l’homme des Nations Unies, 2022; Organisation mondiale de la santé, 2023). Ses impacts, qui vont largement des blessures physiques lors de tempêtes violentes à des effets indirects complexes sur des facteurs tels que la sécurité alimentaire et la prévalence des maladies (Romanello et al., 2024), nuisent de manière disproportionnée aux populations vulnérables. Ces populations vulnérables incluent les personnes atteintes de schizophrénie et de troubles connexes (ci-après appelées schizophrénie). Par exemple, lors du Western Heat Dome de 2021 au Canada, les personnes atteintes de schizophrénie faisaient face au plus grand risque de mortalité par causes liées à la chaleur – une augmentation triple – comparativement à d’autres maladies physiques et mentales chroniques majeures (Chen et al., 2023a, Chen et al., 2023b; Lee et al., 2023). Ce commentaire explore (1) le risque accru auquel les personnes atteintes de schizophrénie sont confrontées en raison des changements climatiques, (2) les stratégies de prévention et de traitement, et (3) les orientations de recherche dans le contexte des lacunes de preuves.

Susceptibilité des personnes atteintes de schizophrénie à la chaleur extrême :

Une revue critique des facteurs physiologiques, comportementaux et sociaux

Auteurs :

Nathalie V. Kirby, Emily J. Tetzlaff, Sean A. Kidd, Eric E. Brown, Mariya Bezgrebelna, Liv Yoon, Sarah B. Henderson, Glen P. Kenny

Année de publication :

2025

Journal :

Elsevier - Science de l’environnement total

Mots-clés :

Schizophrénie, thermorégulation, vagues de chaleur, changements climatiques, troubles mentaux, événements de chaleur extrême

Résumé

La schizophrénie est une maladie mentale grave touchant environ 24 millions de personnes dans le monde. Le diagnostic de schizophrénie est associé à plus du double du risque de mortalité toutes causes confondues dans la population générale et à une réduction de l’espérance de vie de 13 à 15 ans, en raison d’une multitude de facteurs et de causes sous-jacentes. Les personnes atteintes de schizophrénie sont particulièrement sensibles aux effets négatifs de la chaleur extrême, comme le démontre le Western North America Heat Dom 2021. Durant cet événement, la schizophrénie a été associée à une augmentation par trois des chances de mortalité en Colombie-Britannique, Canada, dépassant largement les risques associés à d’autres maladies chroniques sensibles à la chaleur, notamment le diabète, l’hypertension et les maladies cardiaques. Bien que des facteurs individuels comme l’âge, la présence de maladies chroniques et l’utilisation de médicaments puissent nuire à la thermorégulation et limiter la capacité d’une personne à percevoir et à réagir à la chaleur, des facteurs physiologiques et comportementaux associés à la schizophrénie peuvent aggraver ces troubles. À leur tour, les facteurs sociaux et communautaires jouent des rôles importants dans l’aggravation ou l’atténuation des risques liés à la chaleur. Cependant, à ce jour, notre compréhension de l’influence distincte et combinée des déterminants physiologiques, comportementaux et sociaux sous-tendant la susceptibilité à la chaleur chez les personnes atteintes de schizophrénie demeure en grande partie non résolue. Nous avons donc mené une revue critique pour examiner les facteurs physiologiques pouvant augmenter la susceptibilité aux effets négatifs de la chaleur chez les personnes atteintes de schizophrénie et profiler les facteurs sociaux et communautaires qui aggravent ou atténuent ces risques. Une approche interdisciplinaire et multi-niveau est essentielle pour faciliter une planification efficace de la santé à la chaleur et une adaptation communautaire afin de prévenir les blessures et décès liés à la chaleur chez les personnes atteintes de schizophrénie lors de chaleurs extrêmes.